Theodore Lothrop Stoddard - Dans un tribunal eugéniste du Troisième Reich




Lothrop_Stoddard.JPGTheodore Lothrop Stoddard - Dans un tribunal eugéniste du Troisième Reich

Ce texte du grand eugéniste américain Theodore Lothrop Stoddard est la traduction du seizième chapitre de son livre Into The Darkness, paru en 1940, qui relate ses expériences en Allemagne national-socialiste.

Theodore Lothrop Stoddard montre que le Reich était sainement racial et eugéniste, mais trop conservateur et humanitaire à ses yeux.

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Rien ne distingue davantage l’Allemagne nazie que ses idées sur la race. Son concept des choses raciale sous-tend toute la philosophie nationale-socialiste de la vie et influence profondément sa politique et ses pratiques. Il est impossible d’évaluer intelligemment le troisième Reich sans avoir cette attitude fondamentale à l’esprit. Malheureusement, avoir cette compréhension n’est pas chose aisée, puisque le sujet tout entier a été obscurci de passion et de propagande.
Je m’intéresse depuis longtemps aux applications de la biologie et à l’eugénisme – la science de l’amélioration raciale – et j’ai étudié pas mal ces sujets. Lors de mon récent séjour en Allemagne, j’ai pu augmenter mon savoir théorique de recherches pratiques, y compris des discussions avec d’éminentes autorités sur ce sujet. J’ai parlé avec Frick et Darré, ministres du Reich, et avec des savants de premier ordre comme Eugen Fischer, Fritz Lenz, Hans Günther, Paul Schultze-Namburg et d’autres encore. Grâce à leurs recommandations, j’ai pu siéger auprès de juges lors d’une session de la Haute Cour d’Appel Eugéniste.
Comme on le sait bien, le point de vue nazi sur la race et les lignes politiques raciales ont été établies par Adolphe Hitler dans Mein Kampf, la Bible du national-socialisme. Le führer à venir disait :

Il incombera à l’État du peuple de considérer la race comme la base de l’existence de la communauté. Il devra s’assurer que la pureté de la souche raciale sera préservée. Il doit proclamer cette vérité que les enfants sont les biens les plus précieux d’une nation. Il doit s’assurer que seuls ceux qui sont en bonne santé peuvent avoir des enfants et qu’il n’y a qu’une seule infâmie, à savoir que des parents malades ou qui ont d’autres défauts mettent au monde des enfants. Mais d’un autre côté, il doit être vu comme répréhensible de ne pas donner à la nation d’enfants en bonne santé. Pour cette raison, l’État doit intervenir comme le protecteur des générations à venir, face auxquelles les désirs égoïstes des individus comptent pour rien. De tels individus devront se plier face à l’État en ces matières.

Pour ce faire, l’État devra s’emparer des avancées modernes de la science médicale. Il doit proclamer inaptes à la procréation ceux qui sont affligés de quelque maladie héréditaire oui qui en sont les porteurs et l’État doit faire en sorte de rendre ces gens stériles. D’un autre côté, l’État doit faire en sorte que les femmes en bonne santé ne voient pas leur fécondité restreinte par un système économique et financier qui considère la bénédiction de l’enfantement comme une malédiction pour les parents. L’État devra abolir l’indifférence lâche et même criminelle vis-à-vis de la protection sociale des familles nombreuses et sera le suprême protecteur de la plus grande des bénédictions dont un peuple peut se réjouir. Son attention et ses soins se porteront davantage sur les enfants que sur les adultes.

En analysant la déclaration de M. Hitler, nous voyons qu’il traite de deux choses différentes. D’une part, il s’agit des différences au sein des groupes humains. M. Hitler souligne que ces différences sont d’une importance vitale et que la « pureté de la souche raciale » doit être préservée. Par conséquent, tout franchissement de frontière est un mal. Telle est la doctrine nazie que l’on nomme le « racialisme ». Ce qui est intéressant, c’est que M. Hitler ne s’arrête pas là. Il considère ce point comme évident et passe à autre chose, dont il traite en détail. Il s’agit des améliorations à faire au sein de la souche raciale, que la science moderne désigne sous le terme d’eugénisme, à savoir l’amélioration de la race. L’importance que M. Hitler accordait il y a des années au racialisme et à l’eugénisme laisse présager de l’intérêt qu’ils suscitent aujourd’hui. En dehors de l’Allemagne, c’est l’inverse qui est vrai, en grande partie à cause du traitement par les Nazis de la minorité juive.

En Allemagne, la question juive est vue comme un problème passager, déjà réglé en principe et bientôt en pratique, par l’élimination physique du territoire du Troisième Reich. C’est la régénération de la souche germanique qui intéresse le plus l’opinion publique, et qui est recherchée de plusieurs façons.

Il y a quelques idées allemandes au sujet de la race, qui, me semble-t-il, sont très mal comprises à l’extérieur de l’Allemagne. La première touche à l’attitude allemande vis-à-vis du sang nordique. Bien que le type grand et blond corresponde à un idéal-type aux yeux des Nazis, leurs savants ne considèrent pas que le peuple allemand actuel soit très majoritairement nordique. Ils reconnaissent que le peuple allemand actuel est un mélange de diverses souches européennes. Le professeur Günther écrit :

L’idéal nordique est devenu pour nous un idéal d’unité. Ce qui est commun à toutes les parties du peuple allemand, c’est la souche nordique. La question n’est pas de savoir si nous autres sommes plus ou moins nordiques, la question qui se pose à nous est de savoir si nous avons le courage de préparer pour les générations futures un monde qui se nettoie racialement et eugéniquement.

Une autre erreur est de croire que les Nazis considèrent les Juifs comme une race à part. Il est vrai que ce terme est souvent usité dans les écrits populaires et beaucoup de nazis ignorants pourraient être de cet avis, mais leurs savants n’énoncent pas quelque chose d’aussi contraire à l’anthropologie. Ils décrivent les Juifs comme une « Mischrasse ». Par ce terme, ils désignent un groupe, qui bien que distinct par la conscience qu’il a de soi, est constitué de différentes souches raciales.
C’est parce que ces souches sont considérées comme trop étrangères au mélange germanique que les Nazis ont édicté les « Lois de Nuremberg » qui interdisent le mariage entre Juifs et Allemands. Sans vouloir faire l’éloge de cette doctrine raciale très controversée, il est juste de dire que le programme eugéniste de l’Allemagne nazie est l’expérience eugéniste la plus ambitieuse et la plus poussée jamais tentée par une nation.

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Quand les Nazis sont arrivés au pouvoir, l’Allemagne était en mauvaise posture du point de vue biologique. La plupart de ses meilleurs éléments avaient péri dans les champs de bataille de la Grande Guerre. Mais ces pertes furent surpassées par d’autres dans l’après-guerre, à cause de la chute du taux de natalité. Les effets combinés de la dépression économique, du chômage de masse et du manque de foi en l’avenir avaient produit un état d’esprit où les Allemands ne voulaient plus avoir d’enfants. Le taux de natalité avait baissé à tel point qu’il était passé sous le seuil de remplacement.

En outre, les taux les plus bas affectaient les éléments ayant la plus grande valeur sociale. Les personnes éduquées et les cadres avaient si peu d’enfants qu’à ce rythme, les lignées se seraient rapidement éteintes. À l’extrême opposé, il se passait tout le contraire. Les débiles, les criminels et autres éléments anti-sociaux se reproduisaient à un taux neuf fois plus élevé que la moyenne de la population. Et ce peuple d’en-bas était favorisé par les mesures d’assistance sociale du régime de Weimar. Des statistiques indiquent qu’il coûtait plus cher d’entretenir ces éléments tarés que de faire fonctionner l’ensemble de tous les services administratifs d’État.

Les Nazis s’en aperçurent et s’attelèrent à une double tâche : augmenter à la fois la quantité et la qualité de la population. Prendre des mesures favorisant de façon indiscriminée les familles nombreuses aurait provoqué une surpopulation de criminels et de débiles. Ils ont donc joint à leurs encouragements aux familles nombreuses des empêchements drastiques pour endiguer la reproduction des éléments tarés. Ces empêchements figurent dans la Loi sur la Stérilisation. L’objet de cette loi est énoncé ainsi dans son nom officiel : Loi pour la prévention des naissances avec maladies héréditaires. Les raisons qui motivent la stérilisation sont énumérées.

Il s’agit 1) des déficiences mentales congénitales ; 2) de la schizophrénie, ou double personnalité ; 3) du trouble maniaco-dépressif ; 4) de l’épilepsie héréditaire ; 5) de la maladie de Huntington ; 6) de la cécité héréditaire ; 7) de la surdité héréditaire ; 8) de toute tare physique grave héritée ; 9) de l’alcoolisme chronique, dont il a été scientifiquement prouvé qu’il était un symptôme d’anormalité psychologique.

Il faut comprendre que toutes ces tares et maladies sont héréditaires, comme l’ont prouvé des scientifiques du monde entier. On estime à 400.000 le nombre de personnes qui ont été sujettes à la stérilisation. Mais la loi interdit explicitement la stérilisation pour des raisons non-liées à l’hérédité. Les personnes qui sont mentalement dérangées, mais pour des raisons non-héréditaires, et les criminels habituels et les alcooliques ordinaires ne peuvent pas être stérilisées.

NS_chien.jpgÀ chaque fois qu’un cas de possible stérilisation est envisagé, il faut établir des preuves très nettes devant une Cour d’Appel régional d’abord, puis devant la Haute Cour d’Appel, qui siège à Berlin. Telles sont les clauses de la Loi de Stérilisation. Il y a eu tant d’accusations faites contre elle en-dehors d’Allemagne, alléguant qu’elle était utilisée pour stériliser les personnes politiquement indésirables, que j’ai beaucoup apprécié d’avoir la chance d’étudier de première main les audiences de la Haute Cour. Je précise, pour le dire en passant, que stérilisation ne veut pas dire castration. La loi précise la méthode : il s’agit d’une opération relativement bénigne qui ne diminue en rien l’activité sexuelle, ne faisant qu’empêcher la reproduction.

La Cour Suprême Eugéniste d’Allemagne se tient dans un bâtiment impressionnant à Charlottenburg, banlieue de l’Ouest de Berlin. Je suis arrivé pile au moment où l’audience commençait. J’y vis un juge ordinaire, portant la robe et le mortier. À sa droite était assis le professeur Zutt, célèbre psychopathologue, ayant l’air du savant typique, avec ses yeux bleus clairs et sa barbichette. À sa gauche, un homme plus jeune au regard doux, spécialiste en psychologie criminelle, à côté duquel je pris place. Ils me firent tous trois, fréquemment, les précisions dont j’avais besoin pour comprendre les affaires.

Puisqu’il s’agissait de la Cour qui statuait en dernière analyse, tous les cas provenaient des tribunaux régionaux et étaient fort épineux. Ce qui m’a frappé, c’est le soin méticuleux avec lequel ces cas avaient déjà été instruits par les tribunaux de degré inférieur. Le dossier de chaque cas était volumineux, contenant l’histoire personnelle de chaque justiciable, des rapports de spécialistes et de cliniciens, et les résultats de recherches poussées au sujet de l’histoire familiale du justiciable. Avant de statuer, la Haute Cour ne consultait pas simplement les arrêts et les dossiers, mais examinait personnellement les justiciables.

Le premier cas m’avait semblé un excellent candidat pour la stérilisation. Cet homme d’une trentaine d’années, à l’air simiesque, avait le front bas, le nez plat aux larges narines, la lèvre épaisse et une grosse mâchoire prognathe. Il n’avait pas l’air méchant, mais bête et éteint. Son histoire personnelle était vaguement anti-sociale – il avait à son passif plusieurs condamnations pour vol et une pour aventure homosexuelle avec un autre garçon dans sa jeunesse. Jeune homme, il avait épousé une juive avec laquelle ils eurent trois enfants, dont aucun n’a donné rien de très bon. Ce mariage avait été dissous sous l’égide des Lois de Nuremberg.
Il allait épouser une femme qui avait elle aussi été stérilisée, pour crétinisme. La loi interdisait à une personne non-stérilisée de se marier avec une personne stérilisée, ce qui fait que cet homme était tout à fait désireux d’être stérilisé. Le tribunal régional avait recommandé la stérilisation. Les trois officiers de la Haute Cour interrogèrent cet homme de façon approfondie. Il apparut qu’il était livreur de journaux dans la banlieue et qu’il pouvait mener sa barque de façon satisfaisante. Il répondait aux questions d’une façon assez intelligente. La cour conclut que la stérilisation ne s’imposait pas d’urgence et ajourna son arrêt.

Le deuxième cas était celui d’un homme mentalement déséquilibré, mais pas assez pour finir à l’asile. Tenant sa cane comme un gentleman, il entra dans la salle d’audience en se donnant un air, qui détonait avec son vêtement et son vieux chapeau qu’il tenait sous son bras gauche. Il ne faisait aucun doute qu’il devait être stérilisé. Le tribunal régional avait statué qu’il était soit schizophrène, soit maniaco-dépressif, maladies qui tombaient sous le coup de la loi. Mais il fallait décider de quelle maladie il était atteint, avant que la stérilisation ne puisse être menée légalement. Cet homme voulait épouser une femme non-stérilisée, ce qui fait qu’il s’opposait énergiquement à sa stérilisation.
Son histoire personnelle montrait deux rechutes prolongées de sa santé mentale, des disputes violentes et irrationnelles et des agissements incongrus. Il y a dix ans, il avait conçu un projet de société utopique qu’il avait tenté de présenter en personne au président Hindenburg. Il répondait intelligemment aux questions, montrant par là sa bonne instruction, mais il s’enflammait facilement, et son regard, qui n’était jamais normal, s’illuminait d’une lueur étrange à certaines occasions. La Cour était encline à penser qu’il s’agissait d’un maniaco-dépressif, mais détecta aussi des symptômes de schizophrénie. Comme ils n’étaient pas sûrs du diagnostic, ils décidèrent d’ajourner le jugement en attendant des examens cliniques plus poussés.

rassen.jpgLe troisième cas était une jeune fille de dix-huit ans. Sourde et muette, elle parlait au moyen d’un interprète. Il était évident qu’elle n’était pas débile, mais elle avait de mauvais antécédents familiaux. Ses parents, qui étaient là eux aussi, étaient peu avenants. Son cas avait été examiné par un tribunal régional deux ans auparavant, qui avait jugé qu’il ne fallait pas la stériliser parce qu’aucune surdité héréditaire n’apparaissait dans son histoire familiale. Mais plus récemment, il avait revu son jugement lorsque des tares héréditaires dans sa famille avaient été découvertes à la suite d’une enquête approfondie. La Haute Cour ordonna qu’elle fût envoyée dans une clinique en observation. Elle ordonna que de plus amples recherches fussent conduites au sujet de ses antécédents familiaux.

Le quatrième cas était celui d’une jeune fille de dix-sept ans. Le problème était sa débilité légère. Je lui vit un air idiot lorsqu’elle prit place sur sa chaise. Ses traits étaient épais et son regard bovin. Très tôt orpheline, son enfance fut mouvementée. Le dossier montrait qu’elle avait toujours été timide, arriérée et incapable de suivre l’enseignement scolaire. Elle faisait désormais la plonge dans une gargote. Lorsque son cas fut examiné par un tribunal régional, il fut décidé d’attendre, car il s’agissait peut-être d’une inhibition du développement de l’intellect causé par des facteurs environnementaux, mais non sans remède. Cependant, comme aucune amélioration en ce sens ne se fit jour, d’autres audiences eurent lieu, où deux experts manifestèrent leurs désaccords.
Les membres de la Cour examinèrent le cas de cette pauvre fille avec soin, gentillesse et patience. Elle n’avait aucune connaissance et ne prêtait aucun intérêts aux événements en cours, même les plus élémentaires. Par exemple, elle savait à peine que l’Allemagne était en guerre. Mais le psychologue découvrit qu’elle était capable de rendre la monnaie aux clients de la gargote et qu’elle pouvait y accomplir plusieurs tâches. Par conséquent, la Cour conclut que, malgré son apparence peu engageante et son âme simple et enfantine, elle n’était pas une débile au sens de la loi et qu’il ne fallait donc pas la stériliser.

D’autres cas furent examinés lors de cette journée, et tous étaient l’objet d’une façon extrêmement méthodique et méticuleuse. J’en sortis convaincu que la justice était rendue dans le plus strict respect de la loi et que ses arrêts étaient presque trop conservateurs. Sur la foi de cette seule et unique visite, j’ai pu voir que la Loi de Stérilisation arrache les plus mauvaises souches de la population allemande, d’une façon scientifique et vraiment humanitaire.
Passant de l’eugénisme négatif à l’eugénisme positif, la première mesure pour augmenter le nombre et la qualité de la population a été la Loi de Promotion des Mariages. J’ai déjà mentionné le fermier frison et sa femme qui purent meubler leur maison grâce au prêt gouvernemental de 1000 marks, qui fut amputé de 25 % à la naissance de chaque enfant. On ne prête pas de l’argent aux jeunes mariés, mais des certificats pour des biens ménagers. Avant d’être éligibles à ce prêt, les couples doivent passer des tests médicaux et psychologiques pour s’assurer qu’ils sont de bonne souche.

Depuis que la loi a été passée, plus de 900.000 prêts de ce genre ont été alloués. Comme autre stimulant, il y a le versement d’indemnités aux familles nombreuses qui se retrouvent en difficulté. Ce système a ensuite été étendu aux primes à l’enfance. Les impôts ont été revus pour alléger la charge fiscale des familles nombreuses. L’impôt sur le revenu, par exemple, est de 16 % pour les célibataires et de 10 % pour un homme marié sans enfants, mais décroît à mesure que les enfants naissent, jusqu’à la naissance du quatrième enfant, où l’impôt sur le revenu disparaît.
Toutes ces mesure incitatives ne concernent que les personnes saines à tous égards. Il faut comprendre que ces mesures concordent avec toutes les mesures de protection sociale et de santé publique que nous avons discutées dans les chapitres précédents. Par conséquent, le système tout entier est imprégné du point de vue eugéniste.

Ces stimulants natalistes ont produit des résultats remarquables. En 1933, l’année de la venue au pouvoir des Nazis, seuls 957.000 enfants étaient nés, ce qui est bien en-dessous du seuil de renouvellement. L’année suivante, le nombre de naissances était passé à 1.197.000 et le nombre de naissances a augmenté continûment jusqu’au déclenchement de la guerre. Le nombre s’était stabilisé dans les dernières années autour de 1.300.000 naissances par an. Cette tendance est l’exact contraire de ce que l’on observe dans les autres pays de l’Europe de l’Ouest et du Nord, où le taux de fécondité est bas, n’ayant pas connu beaucoup de modifications dans la décennie qui vient de s’achever.
Même Mussolini n’a pas pu obtenir de bons résultats dans son projet d’augmenter la population italienne, en copiant les méthodes du Reich. Et nous devons garder en tête que le fascisme vise l’augmentation de la quantité, sans les exigences eugénistes de qualité qui sont en vigueur en Allemagne. Avant de clore cet examen, nous devons remarquer l’aspect psychologique de la politique allemande concernant la population. Les dirigeants du Troisième Reich ne se cantonnent pas à la promulgation de lois et de règlements économiques. Ils savent que pour atteindre leur but, l’idéologie doit être mobilisée.

Par conséquent, on inculque au peuple allemande de façon systématique quelque chose qui peut être caractérisé comme une conscience raciale et eugéniste.

Voyez par exemple les « dix commandements pour le choix du conjoint », écrit dans ce style exhortatif typiquement allemand. Ce nouveau décalogue racial est constamment soumis à l’attention de tous les jeunes allemands, qui doivent le savoir par cœur.

ns_girl.jpgVoici le texte :

1. Rappelez-vous que vous êtes allemands ! Tout ce que vous êtes et que vous possédez, ne vous appartient pas à vous, mais au peuple. Que vous le vouliez ou non, vous lui appartenez ; car c’est du peuple que vous provenez. Dans ce que vous entreprenez, demandez-vous si c’est dans le meilleur intérêt du peuple.

2. Vous devez préserver votre pureté d’âme et d’esprit ! Chérissez et cultivez vos capacités mentales et spirituelles. Éloignez ce que votre âme et à votre esprit voient d’instinct comme étranger, ce qui contrarie votre moi profond, ce que votre conscience rejette. Rechercher l’argent et les biens matériels, les plaisirs faciles et les plaisirs matériels mène souvent à l’oubli des biens plus élevés. Soyez fidèles à vous-mêmes, et avant tout, soyez dignes de votre futur conjoint.

3. Prenez soin de votre corps ! Conservez la bonne santé que vous avez reçue de vos parents, afin de servir votre peuple. Gardez-vous d’en faire un usage abusif et inconsidéré. Un moment de gratification sensuelle peut vous abîmer la santé et le trésor héréditaire sur lequel vos enfants et les enfants de vos enfants ont un droit supérieur. Ce que vous exigez de votre futur conjoint, vous devez l’exiger de vous-mêmes. Souvenez-vous que vous êtes destinés à être un parent allemand.

4. Vous qui êtes de bonne extraction, vous ne devez pas rester célibataire ! Toutes vos qualités de corps et d’esprit disparaîtront si vous mourez sans héritier. Il s’agit d’un héritage, d’un don de vos ancêtres. Elles existent à l’intérieur d’une chaîne, dont vous n’êtes qu’un maillon. Briserez-vous cette chaîne sans nécessité ? Votre vie est brève, pas celle de la famille et du peuple. Votre hérédité de corps et d’esprit prospère en se transmettant.

5. Mariez-vous par amour ! L’argent est un bien périssable et n’assure pas un bonheur durable. Lorsque l’étincelle divine de l’amour est absente, aucun mariage ne peut perdurer. La richesse de cœur et d’âme est le fondement d’une union durable et heureuse.

6. En qualité d’allemand, choisissez un conjoint du même sang ! Lorsque le semblable s’accorde au semblable, ils sont au diapason. Quand des races dissemblables s’unissent, la discorde advient. Le mélange des patrimoines génétiques qui ne s’harmonisent pas aboutit à la dégénérescence et au déclin des de la personne et de la souche raciale. Gardez-vous de ce fléau ! Le bonheur ne peut surgir que de sangs harmonieux.

7. En choisissant votre conjoint, considérez ses ancêtres ! Vous ne vous mariez pas seulement avec votre conjoint, mais aussi à ses ancêtres. Une descendance valable ne peut venir que d’ancêtres valables. Les dons de corps et d’esprit sont tout autant hérités que la couleur des yeux et des cheveux. Les caractères mauvais se transmettent comme les mauvaises terres. Rien dans le monde n’est aussi précieux qu’un bon patrimoine génétique, des mauvaises semences ne peuvent pas être transformées en bonnes semences. Ne vous mariez donc pas avec le seul bon élément d’une famille de mauvaise qualité.

8. La santé est le prérequis de la beauté extérieure ! La santé est le meilleur gardien d’un bonheur durable, puisqu’elle est la base du charme physique et le signe de l’harmonie intérieure. Exigez de votre partenaire un certificat d’aptitude au mariage, tout comme doit être exigé le vôtre.

9. Dans le mariage, ne recherchez pas le jeu, mais l’entraide ! Le mariage n’est pas un jeu éphémère, mais une union durable. Le but suprême du mariage est d’élever de beaux enfants. C’est seulement par l’union de deux êtres qui se ressemblent par le corps, par l’esprit et par le sang que ce but élevé peut être atteint, pour le plus grand bonheur de leurs parents et de leur peuple. Car chaque race a son propre maintien, seules des âmes apparentées peuvent faire face ensemble à la vie.

10. Vous devez désirer de nombreux enfants ! C’est seulement en engendrant au moins quatre enfants que la continuation de notre peuple peut être assurée. C’est seulement avec le plus grand nombre d’enfants possible que la plus grande proportion des qualités héritées des ancêtres peut être transmise. Aucun enfant ne ressemble exactement à un autre. Chaque enfant hérite de traits particuliers. Des enfants doués en grand nombre améliorent la qualité du peuple et sont les plus sûres garanties pour son avenir. Vous allez disparaître bientôt, mais ce que vous donnerez à vos descendants durera. Le peuple vit pour toujours !

Quel étonnant mixte d’idéalisme et de propagande ! Ce décalogue conjugal est un exemple frappant des attitudes et des méthodes nazies.


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Déjuificator3

Auteur : Déjuificator3

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