Dr. William Luther Pierce - Chasseur


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Dr. William Luther Pierce
Chasseur - PDF


Chapitre 1

Alors qu’Oscar garait sa voiture sur une place située près de la sortie de l’immense parking, une canette de bière vide éclata sous l’une de ses roues avant. Il éteignit ses phares et passa en revue le secteur. Oui, c’était un bon endroit ; il avait une bonne visibilité sur la seule allée qui permettait d’accéder aux places de stationnement, et chacun en l’empruntant devait ralentir, presque s’arrêter, sous un lampadaire lumineux. Il était idéalement situé aussi pour voir à quelle place les véhicules seraient susceptibles de se garer. Il ajusta son manteau plus confortablement, tourna le bouton de la radio, s’arrêta sur une station FM qui diffusait sa sonate préférée de Schubert, puis se remit à attendre.

Cela se passait presque vingt minutes avant qu’il ne repère ce qu’il était venu chercher. Une camionnette de couleur brune ralentit à peine lorsqu’elle heurta la rampe d’accès. Ses pneus crissèrent tandis qu’elle faisait le tour. Puis, un bref instant, Oscar crut apercevoir les visages des deux occupants. Le conducteur était un mulâtre à la coupe rasta, et à côté de lui, une femme brune avec un nez plutôt large, mais blanche tout de même.

Grâce à la longue antenne de la fourgonnette, dans laquelle était piquée une balle de ping-pong orange, il fut facile à Oscar de suivre des yeux depuis son emplacement la trajectoire du véhicule, même après qu’il se fut garé quatre places plus bas. Il attendit que la camionnette s’arrêtât, puis il démarra dans sa direction. Il voulait voir une seconde fois l’homme et la femme avant qu’ils n’entrent dans le supermarché… juste pour être certain. Il choisit donc une autre place de stationnement, aussi proche que possible de la camionnette, afin d’y attendre leur retour.

Alors qu’il roulait prudemment le long de l’asphalte entre les files de voitures garées, il n’aperçut le couple dans ses phares que lorsqu’il fut presque au niveau de leur camionnette. Ils se tenaient tous les deux, près de la vitre côté passager du véhicule, apparemment occupés à quelque chose.

Soudain, une téméraire impulsion frappa Oscar : Pourquoi ne pas agir maintenant, au lieu d’attendre qu’ils entrent dans le magasin et en reviennent ?

Il n’y avait pas d’autre voiture en mouvement dans le parking et aucun piéton en vue, sauf tout au fond, près de l’entrée du magasin. Malheureusement, la camionnette brune et le couple étaient à sa droite, et sa fenêtre du côté passager était fermée. Il lui semblait trop hasardeux d’avoir à se pencher sur le siège pour descendre la vitre alors qu’ils regardaient.

Aurait-il le temps de faire demi-tour et de remonter l’allée avant que quelqu’un d’autre n’arrive ou que le couple ne s’en aille ? Peut-être devrait-il sortir de la voiture et frapper sans attendre. Toutes les possibilités lui traversèrent l’esprit à la vitesse d’un éclair. Ses paumes devinrent moites, il sentit ses muscles se tendre.

S’approchant tout près de la camionnette, il repéra une place libre, juste trois voitures plus loin. Bien ! Il allait pouvoir s’y garer, et si personne n’apparaissait, il reviendrait sur ses pas, puis remonterait l’allée dans la direction opposée, vers la camionnette.

Dans la fraîcheur de la soirée, il s’efforçait de maîtriser ses nerfs, mais la transpiration ruisselait abondamment sur ses joues. Il en était toujours ainsi juste avant une opération. Pendant la guerre, chaque fois qu’il avait dû traverser les tirs mortels des batteries anti-aériennes nord-vietnamiennes à bord de son F4, c’était en sueur qu’il avait eu à combattre cette nervosité. Une fois qu’il était au coeur de l’action, la peur disparaissait ; c’est l’instant précédent qui était toujours pénible – quand il était encore possible de faire machine arrière.

Ses mains serrèrent nerveusement le volant et la marche de la voiture se fit plus saccadée alors qu’il s’apprêtait à se garer. Il jeta un rapide coup d’œil vers l’arrière, enclencha la vitesse puis recula rapidement. Cinq secondes plus tard, il était revenu au niveau du couple. Il freina brusquement et cala par inadvertance. Merde ! Dans le rétroviseur, il vit une grosse femme, à environ 50 mètres les bras chargés de deux sacs de course, derrière laquelle marchait un petit enfant. Le mulâtre aux cheveux crépus – plutôt trapu – et sa femelle au teint blafard cessèrent de parler et se retournèrent pour le regarder. Ils étaient à environ 2,5 m de sa vitre.

D’un coup, Oscar sentir le calme l’envahir ; ce calme qu’il avait tant espéré. En un mouvement fluide, ni trop pressé ni trop lent, mais précis et réfléchi, il saisit la carabine sous la couverture qui recouvrait le siège du passager, la porta à son épaule, et, le coude gauche appuyé contre la porte, pressa soigneusement la détente à deux reprises.

Les cris résonnèrent dans le vaste parking, mais Oscar resta calme. Il baissa son fusil, redémarra sans problème et accéléra vers la bretelle de sortie. En tournant au bout de la route, il s’arrêta pour regarder en arrière. Le corps du mulâtre était étendu sur la chaussée ; la femme devait être tombée en arrière, à côté de la camionnette, car elle n’était pas visible. Les deux coups de feu avaient été portés au visage, et Oscar était tout à fait certain que l’homme et la femme étaient morts. Frappés par les balles, il avait vu leurs crânes littéralement exploser au milieu d’un flot de fragments d’os, de cervelle et de sang.

Toujours d’un calme froid, Oscar rentra chez lui. Il mit sa voiture dans le garage, rejoignit la maison, se dévêtit et seulement après, céda à l’euphorie qu’il ressentait toujours après coup. Il sifflait, content de lui, en effectuant un rapide nettoyage de son fusil, puis il retourna dans le garage pour changer ses plaques minéralogiques. Il ne lui fallut que deux minutes pour enlever les faux numéros et retrouver ses plaques véritables.

Il gratta doucement le bord d’une première lettre avec la lame de son canif. Elle résista, puis céda, et se décolla peu à peu, de sorte qu’il put, en glissant la lame entre le plastique et le métal, enlever toutes les lettres et les chiffres en quelques secondes d’effort.

Il effaça soigneusement les traces d’adhésif qui auraient pu subsister. Il avait craint que la colle ne tienne pas sur le métal, surtout par cette température hivernale. Un jour, lors des essais, il était rentré chez lui et avait constaté qu’un chiffre de la plaque était manquant. Après cela, il avait fait quelques expériences avec des adhésifs différents. Il fallut encore 20 minutes pour remonter ses plaques, mais il ne rechigna pas devant cet effort supplémentaire mais nécessaire.

Quelle chance, pensa-t-il, en éteignant la lumière, que son modèle de voiture fut si commun. Dans la métropole de Washington, il devait bien y avoir dix mille Ford pratiquement impossibles à distinguer de la sienne. Mais quand même, il tirait sur la corde en utilisant toujours le même mode opératoire. Six fois en un peu plus de trois semaines – en vingt-deux jours pour être exact- avec la même voiture, le même fusil, et le même rituel. Seuls différaient les lieux et les numéros de plaque. C’était vraiment trop, pensait-il en lui-même.

Plus de deux semaines auparavant, il avait pris la décision de ne rien changer à son style, jusqu’à ce que les médias rompent le silence sur ces massacres. Il y avait eu un bulletin spécial après le premier double meurtre d’il y a trois semaines. Le Washington Post avait titré : « Couple mixte assassiné dans un parking », et les autres médias avaient également insisté sur le fait que les deux victimes étaient un homme de race noire et une femme blanche, alors que les journalistes n’avaient aucun moyen de savoir que le tireur agissait pour des raisons raciales. L’éventualité de ce motif abject était trop excitante pour y résister.

Lorsque le meurtre du second couple s’était produit quatre jours plus tard, il avait été brièvement mentionné dans les pages intérieures du journal pour être ensuite oublié. Les troisième, quatrième et cinquième doubles meurtres avaient été accueillis par un silence médiatique total. La raison en était claire : entre le deuxième et le troisième, il était apparu à la gent médiatique que ces massacres avaient un vrai caractère raciste, et ils prirent peur. Ils ne voulaient pas encourager les imitateurs, et encore moins donner l’envie à un bon nombre d’Américains de célébrer toute personne se chargeant de liquider les couples mixtes.

Maintenant ces bâtards doivent vraiment avoir du mal à garder le silence sur cette histoire, pensa Oscar en ricanant. Ils ne pourront pas tenir bien longtemps. Il avait une intuition, presque la certitude, que le travail de ce soir allait ouvrir une brèche.

En passant du garage à la maison, Oscar hésitait. Il devait finir quelques formalités administratives, et étudier la proposition d’un nouveau contrat avant sa réunion de jeudi avec le colonel Ericsson. Mais pour ce soir, il ne supportait pas l’idée d’un surplus de paperasse, et il était trop tard pour appeler Adélaïde. Il se résolut donc à travailler deux heures au labo avant de se coucher. Content de sa décision, il claqua des doigts et recommença à siffloter en descendant l’escalier de la cave.

De profession, Oscar Yeager était ingénieur consultant, et par passion, bricoleur, voire, occasionnellement inventeur. Après avoir quitté l’Armée de l’Air en 1976, il était retourné à l’école et avait obtenu des diplômes d’études supérieures en génie électrique et informatique. Il avait été embauché en tant que consultant alors qu’il terminait ses études supérieures à l’Université du Colorado. Après cela, il s’était établi négociant aux environs de San Francisco et grâce à un camarade de l’Armée de l’Air chargé des fournitures au Pentagone, avait décroché une série de contrats pour des dessins techniques.

Ce sont ces contrats qui l’avaient conduit à rejoindre la capitale, il y a quatre ans.

Concrètement, Oscar n’avait rien à faire du tout. Les dividendes provenant de l’un de ses brevets d’invention étaient largement suffisants pour satisfaire ses besoins plutôt modestes. Il travaillait, non pas pour entasser rapidement le plus d’argent possible, mais parce qu’il pensait préférable de ne pas perdre la main. Par ailleurs, ses revenus supplémentaires lui permettaient d’améliorer progressivement les équipements de son laboratoire, lesquels étaient sacrément chers. Quoi qu’il en soit, le travail s’harmonisant parfaitement avec ses propres inclinations au bricolage, il gérait son temps en toute liberté et n’avait jamais passé plus de vingt heures par semaine à ses recherches.

Oscar se déplaça facilement entre les rayonnages d’équipements électroniques, évitant soigneusement de trébucher sur les câbles, et se dirigea vers le coin où l’ordinateur ronronnait tranquillement. Il jeta un coup d’œil à la pile de papier que l’imprimante avait lentement déversée toute la soirée, et fut satisfait de constater que les calculs pour le nouveau système d’antennes étaient presque finis. Si les choses continuaient ainsi, il se pourrait que tout soit achevé avant même que le contrat ne soit signé jeudi avec l’Armée de l’Air. Dès lors il pourrait se mettre en quête d’une nouvelle commande.

Pour sûr, il ne le dirait pas à Ericsson, mais se contenterait de rendre ses résultats au compte-gouttes au cours des six prochains mois. De cette façon, il continuerait à donner satisfaction aux militaires et trouverait prétexte à extorquer le financement de ce nouvel analyseur de spectre qui lui faisait envie.

Hormis leur foutue paperasse, cet engagement gouvernemental était idéal, pensa Oscar. Mais le moindre contrat exigeait de remplir scrupuleusement des centaines de pages de formulaire absolument stupides en suivant des instructions terriblement obtuses.

Combien, en pourcentage, ses fournisseurs et sous-traitants au cours des trois dernières années étaient des Noirs ? Le ministère voulait savoir. Combien avaient des noms à consonance hispanique ? Combien étaient des indiens américains ou débarqués des îles Aléoutiennes ? Est-ce que les pourcentages dans chacune des cases ci-dessus mentionnées étaient au moins égaux aux pourcentages des minorités correspondantes sur le marché du travail ? Avait-il jamais utilisé sciemment des fonds pour l’achat de fournitures à une société non conforme aux réglements 148 C §4 ou 156 A §1 de la Commission sur l’Égalité et l’Opportunité de l’Emploi ? Si oui, pourquoi ? Donner des renseignements complets. Et ainsi de suite, à l’infini.

Ces salauds vérifiaient toutes les réponses !

Une fois, Oscar avait essayé de réduire le travail papier en notant « sans objet » à travers une page entière de questions demandant quel pourcentage du budget proportionnel de l’entreprise allait à des médias ciblant spécifiquement le marché des minorités, si le code pictural ou photographique utilisé dans sa publicité dépeignait les employés et clients de la société comme racialement mixtes, et si ça n’était pas le cas, pourquoi ? Etc.

Un agent de cette Commission sur l’Égalité et l’Opportunité de l’Emploi, qui constituait au ministère un véritable régiment, lui renvoya ses formulaires avec une lettre de huit pages, grassement hypocrite, vantant le caractère essentiel du programme gouvernemental en faveur de la justice raciale, et exigeant que chaque question reçoive une réponse pleine et entière.

Oscar avait finalement dû soumettre les copies de son bilan détaillé, et convaincre les instances moralisatrices que, travaillant seul, il n’avait aucun employé ni client, et n’avait jamais eu recours à la publicité. Il ne pouvait donc pas s’attendre à devoir expliquer pourquoi son inexistante annonce illustrée ne montrait pas le mélange racial requis de sourires noir-beur-asiate, parmi les visages blancs de ses autres employés.

Lorsqu’il prit conscience de la paperasserie qu’il lui restait à remplir sur le nouveau contrat, il sentit la colère monter. Eh bien, peut-être pourrait-il convaincre Adélaïde de faire tout cela demain soir. Il chassa cette paperasse de son esprit et alluma la lumière dans le labo. Pour ses besoins particuliers, Oscar avait aménagé la totalité de son sous-sol, qui contenait initialement quatre pièces. Le poste informatique et le laboratoire d’électronique occupaient la salle de loisir, le labo de chimie, une des deux chambres, un petit établi bien équipé la seconde, et une chambre noire photographique, la salle de bain. Au total, il avait à sa disposition plus d’un demi-million de dollars de matériel moderne et d’équipements scientifiques, desquels il se servait aussi bien pour travailler que pour jouer, et la frontière entre ces deux types d’activité était souvent assez floue.

Par exemple, ce soir, il avait l’intention de peaufiner un projet qui n’avait rien à voir avec son travail pour l’Armée de l’Air ou avec quelque autre tâche lucrative. Tout était un jeu d’enfant, pensa Oscar alors qu’il ouvrait une armoire pour en sortir un objet cylindrique en métal, examinant avec soin l’extrémité filetée. Satisfait, il plaça cet appareil sur l’établi à côté du plus petit de ses tours de précision.

Il fouilla dans un tiroir au bas de l’armoire et en sortit un objet enveloppé dans un chiffon huileux. Ayant ôté ledit chiffon, Oscar tenait son nouveau pistolet semi-automatique, calibre 22 à canon long. D’une main experte, il démonta l’arme, garda le canon et remit le reste dans le tiroir.

Une heure et demie plus tard, Oscar souriait avec satisfaction tandis qu’il faisait disparaître quelques copeaux métalliques avec un aspirateur. Il inséra ensuite doucement l’objet cylindrique sur le pas de vis qu’il venait d’usiner à l’intérieur du canon : un ajustement parfait ! L’extrémité filetée du tube en alliage d’aluminium glissa jusqu’à l’alésage fraîchement coupé du canon en acier. Un clic indiqua qu’il était en place. Examinant soigneusement l’assemblage, il ne constata aucun défaut d’alignement entre le canon et le silencieux. Il fallait maintenant passer au test.

Oscar remonta le pistolet, le chargea, puis retourna dans le laboratoire d’électronique. Une pression sur un bouton dissimulé au-dessus de la porte fit s’ouvrir un cadre d’1m20 dans le mur du fond qui pivota doucement. En activant un interrupteur dans l’embrasure, il alluma un projecteur à l’extrémité d’un long tunnel bordé d’énormes tuyaux d’égout. Oscar plaça une cible le long d’un fil au bout du tunnel et s’installa confortablement sur le banc de tir qu’il avait construit au sous-sol et qui n’était connu que de lui seul. Une fois refermée la porte insonorisée du réduit, il pouvait tirer avec les armes les plus puissantes, sans qu’aucun son ne puisse être entendu au-dessus, dans la maison. Aucun son non plus ne s’entendait depuis la cour de son insouciant voisin, au-dessous de laquelle les balles allaient se loger dans leurs cible.

Mais comme ce soir-là, le bruit ne serait pas un problème, il laissa la porte ouverte. Il tira une dizaine de salves, produisant chaque fois le son d’une bouteille de champagne qu’on débouche, mais moitié moins fort. Les tirs aboutirent, joliment groupés, dans un cercle de 8 centimètres au centre de la cible, ce qui était presque aussi bien que ce qu’il réussissait avant de modifier l’arme. Oscar était satisfait ; il pouvait à présent changer de mode opératoire.



Déjuificator3

Auteur : Déjuificator3

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